Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 26 mai 2011

Invitation

Roman édilivre.jpg

10:12 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (7)

lundi, 23 mai 2011

Un jour ...

roman

15:00 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (8)

vendredi, 15 avril 2011

Roman de 324 pages

Roman - 324 pages.jpg

08:30 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (2)

mercredi, 02 mars 2011

Et c'est parti...

roman

18:00 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, 17 février 2011

Nouvelle étape : contrat signé et envoyé

contrat.jpg

22:00 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (3)

samedi, 12 février 2011

Roman (suite)

 

Roman.jpg

 

07:00 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (2)

vendredi, 22 janvier 2010

Promesse

008.JPGEn exclusivité pour vous, les quatre premières pages de mon roman. Inutile de chercher le titre ! Pour l'instant, il reste secrètement enfermé dans un coffre, dont je suis la seule détentrice. Échauffez-vous un peu en papillonnant des yeux et en souriant. Maintenant vous êtes fin prêt pour l'expérience alors bonne lecture à tous !

Chapitre I

Le vent se leva subitement, soufflant violemment sur la mégalopole new-yorkaise. Puis il s'engouffra dans les artères sombres de la cité, surprenant les passants chargés de paquets. D'épais nuages, noirs et menaçants, couvrirent la grande ville et assombrirent le ciel. En quelques minutes, la Big Apple tout entière se noya dans l'obscurité, soumise à de violents coups de tonnerre. Cette atmosphère électrique et terrifiante s'étendit sur le détroit de Long Island, atteignant ensuite la rive de Stamford, qui subit à son tour la terrible tempête.

Non loin du port, à l'intérieur des terres, se dressait une ancienne et grande villa du nom de Rose. Cette magnifique demeure bravait les vents déchaînés rien que par son imposante architecture victorienne. Elle appartenait à un homme d'affaires réputé, M. Anderson, heureux propriétaire d'une grande parfumerie Butterfly. Ce séduisant quinquagénaire avait réussi son pari d'entrepreneur : l'excellente réputation de ses produits s'envolait maintenant au-delà des frontières, grâce à ses parfums équilibrés et ses essences naturelles. Au cours de sa carrière, il avait découvert, lors d'un voyage au Japon et grâce à un ami cueilleur, une fleur dont le nom était jalousement gardé secret. Maintenant, celle-ci constituait la touche d'originalité de ses parfums, et faisait de lui l'un des plus grands parfumeurs au monde.

Cette après-midi s'annonçait très particulière dans la demeure. M. Anderson avait pris rendez-vous avec un jeune et éminent dirigeant de la côte Est. A cette occasion, il avait donné des consignes très particulières à son personnel, pour que l'invité en question entrât dans la propriété sans être remarqué. celui-ci devait passer par un couloir souterrain, jusqu'à présent gardé secret. La mise en scène avait été soigneusement élaborée, car M. Anderson se méfiait, à juste titre, de la presse financière. En effet, quelques années auparavant, il avait vécu l'ennuyeuse expérience de retenir certaines déclarations journalistiques précoces, afin d'éviter le sabotage de son business. A cette époque, l'affaire avait dérapé rapidement vers un chantage, qui s'était terminée par un arrangement à l'amiable, sans poursuite judiciaire et sans conséquence financière. Aujourd'hui, très attentif à la pérennité de ses biens, il esquivait les médias à l'affût de ses moindres décisions. Cette mise en scène mystérieuse semblait donc tout à fait appropriée pour cacher ce qui allait se négocier à huis clos.

L'invité en question n'eut aucune peine à trouver le lieu de rendez-vous. M. Anderson lui avait fourni un plan codé et très détaillé de la route. L'individu était venu à moto, malgré les vents déchainés, pour parer à une éventuelle filature de la presse. Un vieil homme, en ciré vert, l'attendait en bas de la falaise. C'était Rob, le gardien fidèle de la demeure. Après un bref échange sous le vent et la pluie, le jeune boss suivit le vieil homme avec une certaine excitation. La scène était rocambolesque : une torche à la main, il se fit guider dans un labyrinthe de tunnels humides et froids, pour atteindre enfin l'entrée de la demeure. Dans le salon, Marc Anderson attendait avec impatience son rendez-vous. Le jeune dirigeant, réchauffé et changé, se présenta enfin à lui. La discussion entre les deux hommes commença par une poignée de main ferme et se poursuivit passionnément. Comment pouvait-il en être autrement, vu les capitaux colossaux mis en jeu ? Les deux hommes, concentrés sur leur négociation, oublièrent, quelques heures l'agitation du monde extérieur qui les entourait.

M. Anderson savait qu'il négociait, à cet instant, avec un redoutable adversaire, et que malgré son esprit vif et rusé, il devait rester très prudent. Ce jeune manager, qui se dressait à présent devant lui, n'était autre que l'héritier incontesté de son ami : Thomas Richardson. Thomas Richardson avait été l'un des plus impitoyables hommes d'affaires du continent du vingt et unième siècle. Il avait su imposer sa marque de vêtements et son talent sur le tout le globe. Ayant croisé la route de cette personnalité, Marc avait réussi à entretenir une véritable alliance avec ce génie. Il s'était également beaucoup inspiré des tactiques commerciales de cet avant-gardiste. Lui et Thomas s'étaient rencontrés pendant leurs études, dans les classes du campus de Harvard. Depuis cette époque, qu'ils considéraient eux-mêmes comme providentielle, ils s'étaient juré fidélité et avaient tenu leur promesse. Régulièrement et pendant plusieurs années, ils avaient échangé leurs confidences dans les meilleurs restaurants de New York. Malheureusement, les évènements de la vie avaient mis fin brutalement à cette troublante amitié. Thomas Richardson était définitivement absent, décédé à la suite d'un tragique accident d'avion, rejoignant sa femme Lucy et laissant derrière lui deux orphelins : Angela et David. Malgré une enquête fouillée des autorités du comté, un doute planait encore sur les circonstances du crash de son jet privé.

Quelques mois après ce terrible évènement, David Richardson, son fils, prit la relève, et vendit l'affaire au plus offrant pour bâtir son propre empire. Il possédait comme son père un charisme hors du commun. Il déroutait les gens par son génie, son incroyable énergie et sa clairvoyance, et pour ne rien gâcher, il était terriblement séduisant. Il avait tout pour fasciner et être envié. Dirigeant d'une firme de produits cosmétiques depuis cinq années, il assumait avec brio ses responsabilités de chef d'entreprise dans l'agglomération new-yorkaise. Sa société créait, en moyenne, une trentaine d'emplois par an et rendait le maire de New York fier de cette performance et de sa retombée économique sur la ville.

Aujourd'hui, ce jeune boss misait ses atouts sur la fusion de sa société avec la corporation Anderson, une société de produits haut de gamme, respectueuse de l'environnement. C'était une chance inespérée et un excellent moyen pour cet entrepreneur de multiplier ses compétences et d'attirer une nouvelle clientèle.

David Richardson, en véritable guerrier, luttait avec intelligence et conviction. Il voulait respecter et développer les valeurs de son entreprise. Sa société vendait, avec originalité un concept deux en un. A chaque produit était associé un projet citoyen. Cette originalité l'avait évidemment propulsé sur le devant de la scène financière et lui avait ouvert les portes du marché mondial.

Les consommateurs, agacés par l'actualité économique du pays et la langue de bois des politiques, l'avaient suivi. Ils s'étaient investis dans ce nouveau label, avec l'espoir de proposer une autre vision du marché et de participer à la métamorphose tant attendue. Ils croyaient à une nouvelle impulsion économique et David Richardson leur offrait cet espoir.

Après le règne de la consommation et du profit à outrance, ce jeune chef misait sur la sagesse et l'équilibre des intérêts. Certains de ses confrères les pratiquaient aujourd'hui, mais encore trop modestement pour en récolter les fruits.

« L'équilibre : acheter mieux pour vivre bien », tel était le slogan qu'il défendait aujourd'hui, et qui avait bouleversé sa vie. Ce label lui avait réclamé un imposant travail de recherche et de pourparlers sur tout le continent. Aujourd'hui, ses partenaires et associés lui juraient fidélité. Conquis par ce projet, ils s'étaient engagés dans la promotion de cette nouvelle ère politico-économique.

Les entrepreneurs avaient misé sur un seul principe : un consommateur satisfait était un actionnaire assuré. En informant la population sur les engagements citoyens de la société, et en s'associant avec d'autres partenaires, ils réussissaient ainsi leur challenge : produire de la qualité, minimiser leurs coûts, recycler leurs déchets et créer une dynamique socio-économique du territoire. Cette technique prouvait son efficacité depuis quelques années, et permettait, effectivement, de faire front à la vague d'exportation de certains savoir-faire. La politique de cette alliance commerciale et citoyenne s'étendait aux marchés internationaux, par la vente de produits aux quatre coins du globe, via le Net. Elle profitait ainsi à tous les consommateurs, par l'émergence de projets d'amélioration de vie.

David Richardson était fier de son empire, pourtant? son véritable leitmotiv n'était pas sa réussite socioprofessionnelle. Son ambition vorace camouflait tout autre chose, quelque chose qui le tenaillait depuis toujours et que beaucoup de proches ignoraient encore...

Le richissime pharmacien Marc Anderson, quant à lui, aspirait à des jours plus tranquilles. Il rêvait de prendre un congé sabbatique pour réaliser son vieux rêve d'enfant : un voyage autour du monde, pas en quatre-vingts jours, comme Phileas Fogg mais en trois cent soixante-cinq jours, l'ultime test avant sa dite retraite, son adieu définitif à sa vie d'entrepreneur et de décideur. Il recherchait un successeur émérite. David disposait de cette précieuse information avant tous ses concurrents. Il l'avait obtenue d'une source très fiable : Ingrid Anderson, la fille de Marc. Cette fuite lui avait donné un avantage indéniable. Malgré tout, la négociation devenait très difficile. Marc Anderson ne se laissait pas du tout impressionner par ce jeune loup. En homme avisé, il refusait catégoriquement de s'éclipser de la scène financière et de céder son pouvoir. Ses clauses étaient drastiques.

Déterminé, le jeune boss déployait sa stratégie de séduction pour convaincre ce chef d'entreprise irréductible. Il insista sur la valeur financière et la solidité de sa firme. Mais face à l'indifférence évidente de son interlocuteur, il opta rapidement pour une autre tactique. Il proposa, en effet, un aménageant du contrat de fusion : une clause qui permettrait à Marc Anderson de maintenir les rênes sous certaines conditions, et éviterait ainsi la liquidation de sa corporation, si cette fusion venait à péricliter. Surpris et surtout séduit par cette suggestion, Marc s'adoucit. David touchait enfin la corde sensible du monstre financier. Malgré le rachat de sa société, Marc désirait veiller au bon fonctionnement de celle-ci, c'était l'œuvre de toute sa vie !

Le jeune dirigeant gagnait véritablement la confiance de son aîné, lorsque soudain pétrifié, ses lèvres cessèrent de bouger et son regard se fixa tout droit vers le couloir de l'entrée...

A suivre

07:00 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (4)